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Biologie

Jeudi 25 novembre 2004
Chaque espèce est une véritable petite niche écologique et les relations qui s'y établissent diffèrent d'espèce à espèce. Adansonia rubrostipa héberge plusieurs genres de lémuriens qui y occupent des places différentes.

Phaner furcifer, a un régime de base composé d'exudats et de gommes qu'il tire des arbres environnants, en particulier de Terminalia aff. diversipilosa. Et les fleurs d'Adansonia rubrostipa sont sa principale source de nectar. Participe-t-il à sa pollinisation ? Probablement parfois, mais la structure florale ne prédispose pas à ce type d'action. Les étamines peu nombreuses à comparer avec les espèces de la section Brevitubae et le long tube staminal, évitent généralement la rencontre éventuelle avec le museau du Phaner. Mais le Baobab se montre tolérant vis à vis du pollinisateur pour lequel il s'est spécialisé.

Cheirogalus
spp. et Lepilemur spp. viennent aussi visiter A. rubrostipa, mais ce sont les fleurs entières qu'il consomment, levant de suite le doute quant à leur rôle dans le phénomène de reproduction.

Il peut leur arriver à tous de nicher dans ce Baobab, mais la nature de l'arbre leur importe bien moins que la cavité qu'ils sont à même de leur offrir. Nul doute que les Adansonia puissent parfois proposer ce type d'habitat.

Références :
Oliver Schülke, "To breed or not to breed—food competition and other factors involved in female breeding decisions in the pair-living nocturnal fork-marked lemur (Phaner furcifer)" ; Behav Ecol Sociobiol (2003) 55:11–21.
Merci pour leur contribution à : Manfred Eberle, Roland Hilgartner, Oliver Schülke.

Par A. Rzepecky
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